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Fabienne Guilbert Burgoa

Diplômée en 2017 de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy, Fabienne Guilbert Burgoa crée un pont entre art contemporain et design textile à travers l’activation ludique de ses pièces. En 2016, elle fonde le projet Apolatl avec l’appui de la Fondation Alfredo Harp Helú et du Museo Textil de Oaxaca, mêlant design textile, artisanat et art contemporain. En 2018, elle est lauréate du programme de résidence «Création Textile» des Alliances Françaises du Mexique et part en résidence dans plus de 10 États de la République Mexicaine. De retour en France, elle obtient le soutien de la DRAC et poursuit ses recherches plastiques à Marseille. En 2019, elle remporte l’appel à candidature Versant Sud et réside deux mois à Addis Abeba, Ethiopie, où elle collabore avec des artisanes du village de Kechene. Résidente aux Ateliers Blancarde au sein de la struc ture Dos Mares, depuis 2020, elle développe son projet PALANGANA .


  « J’explore, je sens, je saisis l’essence et je m’en imprègne. Chacune de mes pièces est intimement liée au corps en mouvement. « 

 Éloignée d’un besoin pragmatique, je construis aussi bien au niveau théorique que pratique un manifeste à portée de main. Une révolution de la matière et de son utilisation. Je joue avec les objets du quotidien et redéfinis la notion de l’utilitaire. A travers un besoin absolu de rendre l’utile inutile et l’inutile primordial aux rituels individuels. Je m’amuse à ricocher sur les codes des pratiques et des langages. J’aime effacer les barrières entre le design, l’artisanat et l’art contemporain, entre des formes innovantes et des savoir-faire traditionnels. Le ludique est toujours placé au cœur de ma recherche, parce qu’autrement qu’aurions nous d’autre? Je m’attache à une curiosité innocente, souhaitant toucher toute matière potentiellement manipulable. Palangana n’est pas un projet mais un désir de réinventer les modes d’emploi pour ajouter une plus-value de plaisir à ce qui nous entoure.  

  Que ce soit à travers des sandales à porter par dessus ses chaussures, des gâteaux de non-anniversaire ou des lunettes en argile, je reprends des rituels triviaux pour raconter des nouvelles histoires. L’action du corps devient alors une incantation vers l’imaginaire. Une chorégraphie, un geste et une péripétie. Je conçois le vêtement tel un drapeau érigé, un portail vers une réalité extérieure. Il est porteur de messages. Un choix de tenue revendique courants et ruptures temporelles. Il révèle lutte et absurdité.

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